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Histoires
d'adoption |
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Lettre de Manuela, "maman" de Menca
Cela
devait être un jour de semaine, j’étais chez
Tom & Co. Je cherchais des annonces pour un
Golden Retriever et je suis tombée nez à nez
avec la photo d’une certaine Amanda. Une
race de chien complètement inconnue pour
moi. J’ai lu l’affiche et j’ai bien failli
pleurer. Il faut dire que Karine ( personne
qui cherchait qqn pour confier ce chien et
qui est devenue une amie) a le don
d’émouvoir les gens… Mais ici, nul besoin de
mots particulièrement forts pour décrire la
souffrance des podencos à Tenerife, les plus
simples sont les plus justes. Je me suis
dit, il faut que je sauve ce pauvre chien.
Après une visite très agréable chez Karine
où j’ai fait la connaissance de ces deux
podencos, Amanda était pour moi. Je ne
pensais plus qu’à elle !! J’étais tellement
heureuse quand Sabrina (la personne qui
recueillait les podencos à tenerife) me
téléphonait pour me donner des nouvelles
d’Amanda et s’assurer qu’elle serait bien
chez moi ! J’en rêvais la nuit ! En effet,
aussi incroyable que cela puisse paraître,
elle faisait déjà partie de ma vie et il ne
se passait pas un jour sans que j’y pense.
D’ailleurs, quand j’ai su qu’on acceptait de
me la confier, je n’ai pas su m’endormir
avant 2h30 du matin tant l’excitation était
à son paroxysme. J’avais hâte de la recevoir
chez moi et de lui offrir tous les soins et
surtout tout l’amour qu’un chien peut
espérer. Un grand panier avec un très joli
coussin adapté l’attendaient déjà. Je
commençais aussi à lui acheter de nouveaux
jouets et j’avais commandé sa plaque
d’identité. Elle ne s’appellerait plus
Amanda mais Menca et c’est pour ce prénom
que je lui ai écrit une chanson sur l’air de
« Georgia » de Ray Charles. Un mois
d’attente interminable ! Le jour de son
arrivée, j’étais plus existée que jamais.
Quand j’ai vu la maman de Sabrina arriver
avec la cage et Menca à l’intérieur, j’ai
bien failli fondre en larmes. J’ai ouvert le
box et je l’ai enfin découverte. Dieu ce
qu’elle était BELLE ! Dans la voiture, je la
câlinais et elle ne bougeait pas dans mes
bras. Chez moi, on pensait qu’elle serait
renfermée sur elle-même mais au contraire,
elle jouait, me faisait la fête le matin ou
quand je rentrais d’une course. Dehors, lors
des promenades en laisse, on m’avait
conseillé de faire attention car elle était
très craintive. Je ne cessais de la
caresser, lui parler, la rassurer et elle me
comprenait. Sa façon de me regarder, de se
tourner vers moi quand un bruit lui faisait
peur, de se coller à moi indiquait bien
qu’elle me faisait confiance et que, comme
je l’ai écrit dans sa chanson, en échange de
mon amour, elle me donnait… sa vie !
Trois mois plus tard, on déménageait dans
une belle maison avec un grand terrain.
Maintenant, elle peut y courir à son aise et
elle en est très heureuse. Nous sommes à la
campagne et elle adore ça ! Dieu ce qu’elle
sait faire la sotte quand elle est dehors !
Je lui dis souvent : tu as la médaille de
mon cœur.
Elle est tellement douce et paisible qu’elle
parvient à me calmer quand je suis énervée
ou angoissée. Elle repère le malaise et elle
vient près de moi, pose sa tête sur mes
jambes ou contre mon cœur et là que faire
d’autre que de succomber à son amour ? Je
l’admire ! Quand on sait ce qu’elle a vécu
et que malgré tout, elle continue d’aimer et
de donner, on ne peut que s’incliner devant
une âme aussi pure. Bien des gens se
fermeraient au monde ou pire se vengeraient
de l’humanité. Les survivants que sont les
podencos n’ont qu’un seul but, une seule
raison de vivre : l’amour et c’est ça qui
les rend plus digne de vivre que beaucoup
d’êtres humains. Quand je la regarde
aujourd’hui, il se passe une chose
phénoménale : nous ne faisons plus qu’un
comme s’il y avait une duplication de son
âme dans la mienne. Je la ressens à
l’intérieure de moi-même, je la vis.
Je ne crois pas avoir sauvé Menca, c’est
Sabrina qui l’a fait mais sans vouloir faire
de la prose, je peux affirmer sans commettre
d’erreur que c’est moi que j’ai sauvé.
Peut-être que chaque personne ayant adopté
un podenco a sauvé une partie d’elle-même,
cette partie qui souffre, qui est
abandonnée, qui a soif d’espoir et faim
d’amour.
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Lettre de Christine, 'maman' de Maya, Chispa et Asia
J'ai adopté trois podencos....ou dois - je dire podencas ?.
Maya est arrivée en 2003. Chispa et Asia en novembre 2005.
Elles sont toutes les trois différentes, tant sur l'aspect physique que
comportemental mais elles ont néanmoins des choses
communes: la tendresse à
notre égard et l'amour qu'elles nous donnent tous les jours.
Maya, notre première, est petite, tachetée brun / blanc et a largement
quelques kilos de trop mais peu importe, je ne veux
que son bonheur.
Chispa, notre podenca blanche reste très peureuse, il nous a fallu longtemps
pour recevoir ses câlins. Elle est arrivée âgée de
7 ans et avait beaucoup
souffert de la méchanceté des chasseurs.
Asia, notre ange noir, est une boule de tendresse, elle demande toujours plus
de caresses, comme si elle n'en avait jamais assez !
Et si on ne la regarde
pas,....hop....un petit coup de museau pour nous rappeler à l'ordre !.
Si je le pouvais, je prendrais plus de podencos car ce sont des chiens
remplis de gentillesse et d'amour.
Christine. |
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Lettre de Anik, 'maman' de LICA
Quelques mots pour vous présenter 'Lica',ma princesse
'chiffon'.
Elle est extraordinaire, elle est en pleine forme et s'est
très vite habituée à sa nouvelle vie en Belgique.
Elle profite surtout du changement de nourriture étant donné
qu'elle a pris plus de 6 kg depuis son arrivée!
Il faut avouer que ,même si elle aime les fauteuils, Lica est
une championne de la gymnastique et surtout du saut en hauteur: elle passe
au dessus de mes haies qui font pourtant 1m80!
Heureusement, elle ne va jamais très loin et rentre
docilement au bercail.....
Son seul 'défaut' est de ne pas supporter mon absence: je
suis partie en vacances et j'ai laissé Lica à la maison avec ma fille.
Elle n'a pas apprécié mon voyage et s'est vengée sur mes
tentures et mes chaussures! Maintenant, je la mets dans la garage mais la
coquine ouvre les portes.....mais ne fait plus aucun dégât.....on dirait
qu'elle comprend que je vais arriver!!!
Ma princesse chiffon est une pelote d'amour, elle est d'une
gentillesse et d'une douceur extraordinaires.
Elle reste méfiante envers les inconnus mais n'a aucun
réaction agressive.
Elle dort avec moi et chose bizarre, elle adore aller au bain
et les séances de brossage: elle en perd ses pattes de béatitude !!!
Voilà donc les nouvelles d'une podenco chiffonnée qui a
conquis mon coeur.
Anik (Grâce-Hollogne)
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Lettre de Lucien, "papa" de Stella
Bonjour
Je m'appelle Lucien Mathieu et j'ai adopté
Stella en juillet 2006.
Pourquoi un Podenco?
Le hasard mais surtout un coup de coeur!
Je suis déjà 'lévrier' au départ, j'ai eu un
Afghan et deux Salukis. Je voulais donc reprendre un lévrier depuis
longtemps et je savais qu'il était possible de sauver un Galgo ou un
Greyhound rescapé d'un cynodrome espagnol.
En cherchant sur internet, je tombe par hasard
sur l'annonce de Karine qui cherchait une famille d'adoption pour
'Bambi',une femelle podenco.
Podenco? Je ne connaissais pas! Mais après
quelques recherches sur le net, j'ai eu un véritable coup de foudre pour leur
tête de biche, leurs grandes oreilles et leur regard d'ange (hum hum!!!).
Ma maison était en travaux, je n'ai pas adopté Bambi, son adoption étant urgente.
Mais quelques semaines plus tard, j'ai eu la
joie de voir arriver 'Stella' qui était en famille d'accueil chez Soraya.
Stella n'avait aucune éducation, elle pouvait
passer sur la table du salon ou prendre la maison pour son terrain de jeux!
Mais elle était d'une gentillesse hors pair
et tout à fait propre, chose étonnante d'un chien ayant son passé!
Toute la famille fut directement conquise par
notre chienne d'amour. Nous subissons encore ses bêtises mais ce n'est
jamais bien grave et je sais que cela passera en vieillissant!
Son plus gros problème est la 'sympathie
exubérante' qu'elle manifeste envers les personnes et autres chiens qu'elle
rencontre en promenade! On se demande alors qui promène qui.......
C'est la même chose pour l'école de
sociabilité: Stella a son attention trop attirée par ses 'copains' et
n'écoute rien du tout! J'ai donc décidé de l'éduquer moi-même, ce sera long
mais j'y arriverai!
Je savais les lévriers d'un caractère spécial
mais c'est ce que j'aime chez eux.
Un lévrier, CA SE MERITE! Vous n'adoptez pas
le chien, c'est lui qui vous adopte.
Il ne sera jamais d'une écoute parfaite et
restera indépendant et différent des autres chiens.
Mais par contre, il vous vouera une fidélité
sans faille et ses expansions chaleureuses seront sans limite!!!
Je ne regrette absolument pas d'avoir
recueilli Stella chez nous et elle nous apporte énormément de joie.
Je remercie Karine et Soraya pour leur
dévouement et leur combat pour sauver ses chiens magnifiques d'une longue
agonie et d'une mort certaine.
Lucien. |
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Lettre de Michèle,
"maman" de Damon
Samedi 14 octobre 2006 :
Arrivée de Damon à l’aéroport de Zaventem. On le voit
de loin dans son énorme box. Qu’est-ce qu’il est immense ! On ne s’attendait pas
à un caniche, mais Damon est particulièrement grand!
On fait quelques pas sur le parking et on rentre à la maison.
Son premier geste en entrant dans la cuisine : les deux pattes avant sur la
cuisinière et le museau sur la casserole de sauce bolognaise. C’est pas gagné !
On doit rester vigilants tant qu’on ne lui aura pas appris ce qu’il est permis
de faire ou pas … Le voyage était long et inconfortable, notre première réaction
est donc de vouloir lui donner une douche. Comment va réagir ce grand « monstre
» qui ne nous connaît pas ? Et bien, merveilleusement bien, il se laisse
savonner, rincer, masser, essuyer sans broncher, on n’avait jamais vu ça de la
part d’un chien.
Déjà, nous commencions à trouver ce grand « espagnol » bien plus sympa, ne
voyant aucune trace d’agressivité dans son comportement face à deux inconnus. On
a passé le reste de la journée à aller d’une pièce à une autre, riant de le voir
nous suivre partout comme un « toutou ». Il a du se dire :
« Ils sont fous ces belges »
Notre deuxième surprise se passa le deuxième jour: j'ai entrouvert la porte
d’entrée pour laisser entrer mon compagnon : une fusée m’a bousculée pour se
ruer dehors ! Règle d’or : ne jamais ouvrir la porte donnant sur la rue, même
s’il ne se trouve pas à côté. Dès qu’il entend le bruit de la serrure, où qu’il
soit dans la maison, il surgit à toute vitesse et fonce dehors.
Aujourd’hui : mai 2007-05-07
Damon fait partie de la famille, il a pris nos petites habitudes, on s’est
pliés aux siennes. En semaine, il reste seul la journée, sagement. Le soir,
petite balade ou « dégourdissement » des pattes dans le jardin, avec son ballon
de foot préféré.
Il adore gratter et fouiller dans la terre, déterre mes plantes du jardin
aussi vite que je les plante, mais jamais il n’a grogné ou fait preuve
d’agressivité lorsqu’on le grondait pour une bêtise qu’il avait faite. Il est
très affectueux et toujours en manque de câlins et de caresses.
Le week-end, on fait de très longues promenades, entre 10 et 15 km, ça ne lui
fait pas peur. Il a appris à reconnaître les vaches et à s’y habituer.
Les premières fois, il en avait une peur panique! Et je ne parle pas des
chevaux…..
Il m’a obligée à bouger, moi qui étais casanière et je dois dire que j’adore
ces heures passées en pleine nature, à ne penser à rien, juste à le regarder
courir dans tous les sens et renifler toutes les odeurs. En pleine nature, il
retrouve son instinct de chasseur, à l’affût du moindre bruit et de la moindre
odeur et les humains n’existent plus.
Mais une fois rentrés à la maison, on sent bien qu’il apprécie la soirée
tranquille, au coin du feu de bois, le ventre bien rempli. Alors il s’étale de
tout son long, croise ses immenses pattes et il s’endort.
C’est là qu’on voit qu’il est enfin heureux ! Et nous aussi...
Michèle
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Lettre de Françoise, "maman"
de Ricles
Ma Riclès adorée
Tu es arrivée dans notre vie le 3 mars à
15H55.
Tu étais déjà si belle. Je n'oublierai
jamais ton regard quand tu es sortie de la cage.
Tes grands yeux orange montraient que tu
étais une chienne pleine d'amour malgré toute la cruauté que tu as subis
là-bas.
Mais maintenant, plus rien ne t'arrivera,
non plus rien.
Tu es notre bonheur au quotidien, tu
partages tout avec nous et tu comprends tout.
Je veux aussi remercier Marisa pour les
bons soins qu'elle t'a donné quand tu as été retrouvée avec la peau sur
les os.
Cela fait
plusieurs mois que tu es avec nous, tu
es un amour ma Riclès.
Françoise |
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Lettre de
Dominique, "maman" de Lila
Ma Poupée, Lila
Tu es dans ta
maison depuis bientôt un an.
Tu es vraiment merveilleuse, nous t'avons choisie car tu
n'avais pratiquement pas de chance d'être adoptée. Peu de gens adoptent
un chien à une oreille et à aucun moment nous n'avons
regretté de t'avoir choisie.
Tu es mon rayon
de soleil, si calme à l'intérieur et si sosotte dehors.
Même après les tortures que ces sauvages qui se disent
humains t'ont infligé, tu nous fais confiance. Au début
tu avais un peu peur quand on approchait nos mains de
toi pour te caresser mais tu as très vite compris que
nous ne te ferions pas de mal. Tu accueilles même les
visiteurs qui viennent à la maison. Tu refais confiance
aux gens.
Même avec une
oreille, tu es belle, une vrai Princesse et si gentille
avec tout le monde (grands, petits, chiens, chats). Si
je ne devais pas travailler et que j'avais plus de
moyens, je te ferais revenir une petite sœur mais
heureusement tu n'es pas seule, tu as ton compagnon
Falko, vous êtes inséparables toi et lui. Un vrai petit
couple.
Dominique |
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Lettre de Sabine, "maman" de Hierro
Il était une
fois : Au début, je cherchais un chiot, je me suis dit
que notre berger Malinois se sentait un peu seule. Un
jour Tony me dit : "regardes celui-là..." et il me
montre la photo d'un chien derrière des barreaux l'air
bien triste. Il me dit, c'est un Podenco. Si tu veux, je
te mets en contact avec Dominique. Je réfléchis : un
Podenco ? Qu'est-ce que c'est pour une race ? 7 ans dans
un refuge ?...et bien il ne m'a pas fallut trop
longtemps, dans la demie-heure qui suivait, il était
adopté dans ma tête et je prenais contact avec Dominique
pour avoir plus de renseignements concernant HIERRO. Et
bien voilà,notre ami est là depuis trois mois et HIERRO
est sûrement dès à présent le plus heureux des chiens et
des plus reconnaissants....il a maintenant sa petite
famille. Je remercie mes premiers intermédiaires qui
sont Tony, Dominique, Karine qui m'ont aidé dans le
cheminement de l'adoption de Hierro pour passer le
relais à Passion Lévriers et leurs bénévoles français,
espagnols et belges....ben oui...Tout est bien qui finit
bien !
Sabine De Leener
Sabine |
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Lettre de Sylvie, "maman" de
Milu
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